Sondages et essais

Etude documentaire et sondages

La reconnaissance géotechnique d'un projet de voirie a pour but d'en connaître la géologie, d'identifier les propriétés géotechniques des matériaux et leurs variations suivant le profil en long du projet afin de déterminer les conditions de terrassement (extraction et réutilisation des matériaux), et les contraintes pouvant avoir une incidence sur la conception du projet et l'exécution des travaux (présence d'eau, de sols compressibles, de terrains instables ou de faible portance...).

Le programme d'étude géotechnique s'effectue en fonction de nombreux critères dont dépendra le choix des moyens à mettre en oeuvre. Il prévoit la réalisation, dans l'ordre chronologique :

- la reconnaissance géologique sommaire est effectuée à partir de la documentation existante et de l'examen visuel des lieux par un géotechnicien. Cette phase d'étude peut être assimilée à une mission géotechnique de type G11 selon la norme NP P 94-500.

  • Fuseau Tracé Bresles

    Infrastructure projetée

  • L'objectif de cette étude préliminaire est de :
        - définir les zones à aménager et les fonctions que devra assurer l'infrastructure projetée,
        - s'assurer de la faisabilité technique, environnementale et financière du projet.

    La consultation des archives géotechniques et notamment de dossiers d'études géotechniques ou de contrôles de travaux antérieurs relatifs à un projet proche peut permettre d'évaluer avec une fiabilité raisonnable les conditions d'extraction et de réutilisation des matériaux.

    •  Géol Bresles Couleur

      Carte géologique

    • La consultation de la carte géologique et topographique constitue une première démarche qui peut permettre au géotechnicien de définir les grands traits de la géologie locale et d'en déduire les principales contraintes géotechniques.

    L'exploitation des photographies aériennes éditées par l'IGN peut également constituer une source d'informations intéressantes. Une enquête menée par le géotechnicein auprès des riverains, des services techniques de la commune et du département, peuvent apporter des informations intéressantes sur des travaux antérieurs.

- L'étude géotechnique de terrassement permettant d'établir un profil en long géotechnique renseigne sur la répartition géométrique des différentes familles de matériaux (difficulté d'extraction, réutilisation, portance).
Les informations nécessaires pour établir ce profil en long sont obtenues à partir :
                                            - d'une reconnaissance du site au moyen de méthodes géophysiques de surface et de sondages mécaniques,
                                           
- de la caractérisation des matériaux par des essais d'identification et de comportement.

    La reconnaissance géophysique n'est pas réalisée de façon sytématique. Elle est justifiée par l'étude documentaire faisant état de présomption de points singuliers. Le choix de la méthode doit être en adéquation avec le contexte géologique et les résultats attendus.

  • Microgravimétrie

    Méthode microgravimétrique

  • La prospection géophysique utilise différentes techniques adaptées à l'objet de la recherche :
    - microgravimétrie (recherche de cavité ou de sol décomprimé):
    - conductivité électromagnétique (localisation de vestiges, réseaux,munitions):
    - radar (localisation de munitions):
    - traîné électrique (hétérogénéité du sol)

    Parmi les différentes méthodes géophysiques utilisées pour la recherche de cavités souterraines, la microgravimétrie a l'avantage de ne pas être perturbée par les objets métalliques. Elle révèle les gradients de densité et les vides.

  • Tracé Bresles

    Tracé du projet

  • Profil En Long Bresles

    Profil en long

  • Les sondages mécaniques ont pour but :
        - d'étalonner les résultats des mesures géophysiques à l'aide des descriptions des coupes du terrain,
        - prélever des échantillons en quantité suffisante pour réaliser les identifications des matériaux.

    Compte tenu de l'occupation probable de réseaux enterrés, il convient de préparer avec soin la campagne de sondages (Déclaration d'Intention de Commencement de Travaux auprès des exploitants) afin d'éviter leur endommagement. Cette préparation impose la prise en compte du délai des réponses dans la programmation des études.

    •  Puit à La Pelle

      Sondage à la pelle mécanique

    • Sondage à La Tarrière 2
    • Sondeuse équipée d'une tarière

      Les prélèvements de sol sont réalisés à l'aide d'une sondeuse ou d'une pelle mécanique à une profondeur en rapport avec l'altimétrie et les caractéristiques de l'ouvrage à construire (qu'il s'agisse d'une route, d'un réseau d'assainissement, d'un bassin, …). Le choix de la technique de sondage dépend de la profondeur à atteindre, des essais à réaliser in situ et de la quantité de sol à prélever pour des études complémentaires en laboratoire.

    • Perméabilité En Grand

      Alimentation en eau
      pour mesure de la perméabilité

    • P3 B

      Essai de perméabilité "en grand"

    • La perméabilité du sol est déterminée par des essais réalisés soit dans un forage (essai "Lefranc" ou "Porchet") soit dans un sondage à la pelle mécanique (essai "en grand"). La valeur prise par le coefficient de perméabilité (K en m/s) permettra de statuer sur la faisabilité du projet (noues, bassin d'infiltration...).

    • Piézomètre

      Piézomètre sécurisé

    • La réalisation d'ouvrages d'infiltration des eaux nécessite la reconnaissance du niveau de la nappe phréatique et de ses fluctuations.
      Le niveau statique de la nappe phréatique est déterminé à l'aide d'un piézomètre descendu dans un forage.
      La pose d'un capôt métallique cadenassé scellé au sol permet de le préserver du vandalisme.
      Le relevé du niveau d'eau effectués chaque mois sur plusieurs mois permet d'apprécier l'amplitude des fluctuations et ainsi optimiser le dimensionnement de l'ouvrage.

      Les essais pressiométriques sont utiles à la détermination des caractéristiques mécaniques des sols in situ. Leur exploitation renseigne sur le module élastique "Em" et sur la pression limite "Pl", indicateurs de la qualité des sols, utilisés dans les calculs de dimensionnement des ouvrages et l'évaluation des tassements (ex: ouvrage enterré, zone de remblai).

      Le cas des assainissements

      La chaussée est souvent indissociable des réseaux divers.

      L'étude réalisée selon le fascicule 70 du CCTG porte sur les préconisations de terrassement, notamment vis-à-vis des sols meubles et des venues d'eau, et les possibilités de réutilisation éventuelles des sols rencontrés.

En résumé :

L'étude géotechnique comporte généralement deux phases : une phase de reconnaissance sommaire, documentaire, et une phase de sondages et d'essais d'identification en laboratoire des sols.

Le tracé du projet s'appuie sur l'étude géotechnique et prend notamment en compte les suggestions faites sur les modalités d'extraction et les possibilités de réemploi des sols en remblai et en couche de forme.

Ces suggestions doivent être confortées par la réalisation d'une étude de valorisation  pour juger de l'aptitude au traitement et de la pérennité des matériaux traités.

AGGERIS réalise :

    - le programme de reconnaissance géotechnique
    - les sondages et essais in situ
    - l'étude géotechnique du tracé des réseaux d'assainissement collectif
    - les études de valorisation des sols pour leur réemploi en remblai et couche de forme
    - les préconisations de mise en oeuvre
    - le plan des contrôles et prescriptions

AGGERIS met sa connaissance des sols au service des promoteurs des techniques alternatives en matière d'eau pluviale (chaussées poreuses, noues et tranchées drainantes)